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Antenne de Cotonou

La Correspondante de Cotonou

JPGJe suis Emiline AHOUANTCHEDE, jeune béninoise âgée de 30 ans. Née dans une famille modeste de cinq enfants, je suis titulaire d’un BTS en Gestion Administrative et actuellement employée standardiste bilingue dans un centre commercial nommé EREVAN – BENIN.

Je tiens tout d’abord à vous remercier et vous féliciter pour tout ce que vous faites pour les femmes veuves ou abandonnées par leurs maris se trouvant dans des situations défavorables. Je serais davantage ravie de votre approbation pour l’ouverture d’une antenne au Bénin afin d’améliorer de terribles conditions de vie des femmes déshéritées.

Le Bénin est un pays démocratique classé parmi les pays les plus paisibles et stables de la sous-région. Les dernières élections présidentielles qui ont porté une alternance au pouvoir viennent encore de nous le démontrer. Cependant, le pays reste essentiellement pauvre. Il est classé parmi les plus pauvres de l’Afrique.

Entre autres difficultés, la majorité des femmes béninoises n’a pas accès facile à l’éducation et sont donc analphabètes. Et du coup, on assiste à une pénibilité de vie de cette frange sociale pourtant la plus importante et la plus active au Benin. Après avoir subi le martyre de certains hommes ‘irresponsables’ qui les dépouillent totalement de leurs moyens financiers, intellectuels, moraux, sociaux, bref de l’essentiel de leur dignité, ces femmes sont laissées pour compte avec pour seul lot de consolation les enfants qu’elles doivent prendre en charge toutes seules. On note ainsi la vraie misère, le manque de moyens pour l’éducation des enfants et leur scolarisation, la malnutrition et la difficulté d’accès aux soins.

Moi, j’appelle cela vivre dans des prisons virtuelles dans un contexte politique calme et de grande liberté. Mais la liberté n’est pas seulement dans le libre mouvement mais elle est aussi une libération de la servitude de la fatalité et de la paupérisation endémique. Comme le disait Victor Hugo « Ouvrez une école et vous fermerez des prisons. »

Votre engagement dans mon pays serait le bienvenu et contribuerait à fermer des prisons de misère dans lesquelles vivent beaucoup de femmes marginalisées avec leurs enfants.

Je sais par le truchement de Michel à quel point vous êtes sollicités déjà. Mais c’est un cri de coeur que je vous lance. Cette oeuvre ne sera jamais une de trop. Et je vous assure de mes dévouements même religieux pour servir cette cause et lui donner une visibilité dans mon pauvre et beau pays le Benin. Dans l’espoir d’une suite favorable je vous redis toute mon amitié.

Cordialement Émiline AHOUANTCHEDE

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